Chauffe-eau solaire : fonctionnement et prix

Un système de chauffage sanitaire écologique

chauffe-eau solaire écologique

Vous souhaitez opter pour un nouveau boiler qui vous permettrait de faire un geste pour l’environnement ou tout simplement de réaliser quelques économies sur vos factures de gaz ou de mazout ?

Le choix d’un dispositif écologique semble tout indiqué dans votre cas, mais vous hésitez encore à effectuer cet investissement. Voici quelques éléments qui vous aideront à vous décider.
 

   

Comment fonctionne un chauffe-eau solaire ?

Le principe de ce chauffe-eau est relativement simple : un capteur est installé sur votre toiture – qu’elle soit plate ou inclinée – et est relié à un réservoir d’eau. Pendant la journée, le panneau chauffe un liquide dit caloporteur. Toujours en mouvement, cette substance coule vers l’échangeur thermique qui transmet la chaleur à votre réserve et remonte une fois qu’il est refroidi. Cet échange constant s’opère grâce à un circulateur qui s’enclenche dès qu’il décèle une différence de température entre le collecteur énergétique et le ballon de stockage.

Enfin, en cas de manque de soleil, un système de secours recourant à votre boiler classique est prévu.

 

Où et comment l’installer ?

Les panneaux doivent être posés à l’endroit où la luminosité est optimale, c’est-à-dire sur une zone parfaitement dégagée et orientée plein Sud, avec un angle compris entre 20 et 60° par rapport aux rayons du soleil.

Leur nombre et leur superficie dépendra évidemment de la capacité de votre ballon de stockage. Sachez qu’un réservoir de 300 litres est généralement suffisant pour une famille de 4 personnes. N’oubliez pas que ces capteurs peuvent peser jusqu’à 300 kg. Veillez donc à ce que votre toiture puisse supporter ce poids.

Quant au réservoir, selon les modèles, il se trouve soit sur votre toit – c’est le cas du chauffe-eau monobloc et du modèle à éléments séparés –, soit dans votre habitation – il s’agit alors d’un système à circulation forcée. Afin d’être plus rentable, il est recommandé de placer ce ballon le plus proche des salles d’eau afin d’éviter des déperditions de chaleur en chemin.

 

Quels en sont les avantages et les inconvénients ?

Le principal atout du chauffe-eau solaire est évidemment le recours à une énergie propre et infinie, ce système est donc écologique et économique à la fois.

Selon l’installation choisie, il vous permet même d’alimenter votre lave-vaisselle ou votre lave-linge, ce qui permet de réduire la longueur des cycles de lavage. Cependant, sachez que la plupart des modèles ne couvrent pas entièrement vos besoins, surtout si vous vous en servez aussi pour approvisionner vos appareils électroménagers.

De plus, bien qu’un réservoir correctement isolé permette de stocker l’eau chaude pour l’utiliser après une période sans lumière, les panneaux sont bien moins rentables par temps couvert ou en hiver. Un système d’appoint sera alors nécessaire.

Demandant un investissement de départ assez conséquent, on estime toutefois que celui-ci est rentabilisé au bout de 7 ans grâce aux économies réalisées sur les combustibles. De plus, il vous aidera à obtenir le certificat PEB et donnera ainsi une plus-value à votre maison.

 

Quel budget prévoir ?

Le prix d’un chauffe-eau est d’environ 5 500€ auquel il faudra ajouter le prix de la main d’œuvre. Selon votre consommation, cet investissement peut s’avérer utile, puisque les estimations soutiennent qu’un capteur d’1 m² suffit à remplacer 100 ml de mazout ou 100 m² de gaz par an.

Des primes pour l’achat de votre chauffe-eau solaire

Comme pour les autres dispositifs écologiques, les autorités régionales vous octroient des primes lors de l’installation d’un chauffe-eau solaire. À Bruxelles, elles sont de l’ordre de 2 500€ à 3 500€ pour une installation de base dont le capteur fait entre 2 et 4m². Ces aides sont un peu plus basses en Wallonie, où elles tournent autour de 1 500€ et 2 500€. Dans les deux régions, chaque m² de panneau supplémentaire est récompensé de 200€.

Retrouvez plus d’informations sur les primes et leurs conditions d’octroi dans nos articles spécialisés (ici pour Bruxelles, et ici pour la Région wallonne).