Le pacte énergétique : halte aux énergies fossiles

Une transition énergétique programmée

Dessin d'une maison sur l'herbe

La Belgique s’est engagée à devenir un acteur majeur de la transition énergétique. Elle prévoit donc utiliser des énergies vertes afin de limiter au maximum son impact sur l’environnement.

Mais comment mettre fin à nos émissions de gaz carbonique ? Et qu’est-ce que cela implique exactement pour les particuliers ?


 

Qu’est-ce que le pacte énergétique ?

Le pacte énergétique est un traité rédigé par les quatre ministres de l’Énergie belges qui englobe tous les niveaux de pouvoir (européen, fédéral, régional et communal) et qui vise à faire de la Belgique un pays énergétiquement neutre d’ici 2050.

Celui-ci a été élaboré à la suite de l’accord sur le climat de Paris signé en 2016. Ce dernier a pour objectif de réduire de 80 à 95 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990 au sein de l’Union européenne. Le texte belge prévoit une phase d'évaluation en 2030 afin de faire le bilan des objectifs atteints et des efforts encore à fournir. Si ce projet vise de nombreux domaines (gestion des déchets, véhicules polluants, etc.), il prévoit également de grands changements au niveau des systèmes de chauffage, puisque ceux-ci représentent plus de la moitié de notre consommation en énergie.
 

Qu’est-ce que cela implique ?

Dans la pratique, la mesure principale est que l’État s’engage à sortir du nucléaire d’ici 2025.

Pour remplacer cet apport considérable, il est prévu de recourir aux énergies propres, produites notamment grâce aux panneaux solaires, aux éoliennes, à la géothermie ou encore au biogaz. Le gaz naturel, toléré dans un premier temps, prendra la place des combustibles plus polluants, mais une solution devra être trouvée pour s’en passer à l’avenir.

Si les administrations, les bâtiments publics et les bureaux devront faire des efforts, ce pacte en demande aussi aux ménages. Les habitations en soi devront avoir fait l’objet d’une optimisation énergétique (isolation, doubles vitrages…). En outre, les particuliers ne pourront plus à long terme se chauffer avec des énergies fossiles. La vente de chaudières au mazout devrait d’ailleurs être interdite dès 2035 et celles au gaz suivront probablement de près. Vous pourrez néanmoins continuer à utiliser la vôtre si elle est neuve et envisager une solution de rechange quand il faudra la changer, généralement après une quinzaine d’année.
 

Quelles solutions s’offrent à vous ?

Si vous voulez faire d’une pierre deux coups les meilleures solutions sont la pompe à chaleur et la chaudière à micro-cogénération. Toutes deux chauffent votre maison et l’eau.

La première peut également faire office d’air conditionné si le modèle choisi est réversible. La deuxième offre le sérieux avantage de produire de l’électricité qu’on peut stocker dans une batterie ; elle peut à elle seule couvrir entre 60 et 80% des besoins d’un ménage. Celles-ci puisent leur énergie autour d’elles (air, eau ou sol) ; le pacte prévoit de les alimenter en biométhane, gaz synthétique ou hydrogène afin de rester dans une démarche écologique.

Il vous est également possible d’opter pour une installation à pellets – assez encombrante puisqu’elle demande un espace de stockage important – ou à biomasse – alimentée par les matières organiques en décomposition – ; leurs conduits d’alimentation sont compatibles avec ceux de votre ancien système au mazout, ce qui limitera vos frais d’agencement.

Enfin, les dernières solutions “vertes” sont la chaudière électrique, qui reste une solution onéreuse en termes d’alimentation, et le boiler solaire.

Comment financer ces projets ?

Selon les rédacteurs, cette transition devra s’effectuer sans que l’impact sur le coût de l’énergie ne soit trop sévère afin de ne pas faire baisser le pouvoir d’achat des consommateurs.

Toutefois, ils ne proposent pas réellement d’aides financières pour que les ménages puissent appliquer les mesures imposées. Il est dès lors utile de rappeler que des primes existent déjà que ce soit pour les éco-rénovations, l’installation de capteurs solaires ou encore pour des systèmes de chauffage moins polluants.