Les différents types de boiler

Un investissement à long terme

boiler


Un boiler ou un chauffe-eau est une installation essentielle à toute habitation. En effet, il permet de chauffer l’eau nécessaire pour les besoins sanitaires et ménagers : bain, douche, vaisselle… Avant de choisir l’un ou l’autre modèle, il est important de se renseigner sur les caractéristiques de chacun, ainsi que sur ses avantages et ses inconvénients, afin d’opter pour celui qui offre le meilleur rapport qualité/prix. Un chauffagiste professionnel pourra vous renseigner et vous fournir des conseils adaptés.



 

Différents modèles aux multiples avantages


Tout d’abord, attardons-nous sur les différences entre chauffe-eau et boiler, souvent utilisés à tort comme des synonymes. Si ces termes sont liés, ils ont chacun leurs caractéristiques spécifiques. Ainsi, le chauffe-eau ne renvoie qu’aux appareils de chauffe instantanée, alors que le boiler maintient une certaine quantité d’eau stockée à la température souhaitée. Notez que certains modèles peuvent être instantanés ou à accumulation, ce qui explique la confusion courante entre les deux appellations.

Il existe 4 systèmes de chauffe principaux : électrique, au gaz, thermodynamique et solaire. Découvrez ci-dessous leurs spécificités en termes de prix, d’installation et de technologie :

 

Le modèle électrique


Le meilleur marché et le plus répandu, ce système est très simple d’installation et peut avoir deux fonctionnements différents : instantané, qui chauffe donc à la demande, ou à accumulation, qui stocke à l’avance.

Le modèle de chauffe-eau instantané est idéal pour les petites surfaces car il ne prend pas beaucoup de place. En revanche, s’il présente l’avantage d’être peu énergivore en ne chauffant que la quantité d’eau souhaitée à un moment donné, son réservoir restreint ne permet pas de chauffer suffisamment d’eau pour des foyers plus nombreux.

Quant au boiler à accumulation (ou Cumulus), il peut conserver à température constante jusqu’à 300 litres d’eau ; vous pourrez donc avoir de l’eau chaude immédiatement au moment voulu. Équipé d’une cuve et d’un thermostat, il chauffe l’eau en prévision d’une utilisation future. Attention toutefois, si vous possédez un boiler avec compteur électrique bihoraire (tarif jour et nuit), l’eau ne sera chauffée que durant les heures creuses (nuit) et vous ne pourrez donc pas obtenir d’eau chaude en journée. L’idéal, si vous optez pour ce modèle bihoraire, est d’y ajouter un interrupteur préférentiel qui permet de chauffer l’eau à toute heure en cas d’urgence.

Ce type de boiler s’installe très facilement par un simple branchement électrique. De plus, il ne nécessite pas d’entretien spécifique et peut être accessible dès 300 euros, en comptant l’installation. En revanche, la cuve peut être endommagée par l’accumulation du tartre, due à la dureté de l’eau stockée. En outre, le tartre peut augmenter la consommation électrique ainsi que le montant de la facture. Heureusement, il est possible de pallier cet inconvénient en optant pour une protection de la résistance (thermoplongeur ou résistance stéatite).
 

Le chauffe-bain au gaz


Ce modèle ne chauffe l’eau qu’en cas de besoin, selon le volume souhaité, ce qui vous permet d’éviter la prolifération de bactéries. Jusqu’à deux fois plus performant qu’un boiler électrique, il est aussi moins énergivore, le tout pour un rendement tout à fait satisfaisant. Comme le boiler électrique, il peut être instantané ou à accumulation.

Néanmoins, le chauffe-bain au gaz ne peut produire qu’une quantité limitée d’eau chaude en une fois et la température peut ne pas être constante. De plus, il est techniquement impossible de l’installer dans n’importe quelle pièce, car il doit toujours être proche du point d’eau, en plus d’être raccordé au gaz naturel et d’être doté d’un système d’évacuation des gaz brûlés. Son prix d’achat est aussi un peu plus élevé que le modèle électrique (comptez entre 500 et 700 euros TTC), mais il compense par une rentabilité plus importante sur le long terme, le gaz étant moins cher que l’électricité. Notez enfin qu’un entretien est nécessaire une fois par an pour assurer son bon fonctionnement.
 

Le chauffe-eau thermodynamique


Équipé d’une pompe à chaleur, ce modèle est celui qui respecte le plus l’environnement. Établi sur le principe de l’aérothermie, il consiste à convertir l’énergie de l’habitation (intérieure ou extérieure) en gaz qui servira ensuite à produire de l’eau chaude. Grâce à ce système novateur, l’investissement réalisé à l’achat peut être amorti en 3 à 4 années, car il réduit fortement votre consommation d’énergie, divisant par deux le montant de votre facture par rapport au modèle électrique. De plus, aucun entretien n’est à prévoir.

Particulièrement indiqué pour les habitations neuves, l’installation doit respecter certaines contraintes liées à la réglementation thermique. Par exemple, le chauffe-eau doit impérativement être installé dans une pièce de non-vie telle que la buanderie ou la cave, mais dont la température ne doit jamais descendre sous 5°C. Par ailleurs, ce type de chauffe-eau, bien que rentable à long terme, est très onéreux puisqu’il faut compter environ 2 500 euros pour l’acquérir. Notez tout de même que vous pouvez bénéficier pour son achat d’un crédit d’impôts.
 

Le chauffe-eau solaire


Un système qui fonctionne à l’énergie solaire peut couvrir, grâce à cette seule source, jusqu’à 60% de vos besoins en eau chaude. À utiliser en plus d’une chaudière traditionnelle, il s’agit d’une option particulièrement économique.

Les panneaux solaires requis peuvent être installés sur une structure adaptée au toit, être directement intégrés à la toiture ou être posés sur un toit-terrasse ou tout autre type de support leur permettant de suivre les mouvements du soleil.

Lesdits panneaux doivent être nettoyés régulièrement et la pression du liquide coloporteur (qui transporte la chaleur entre plusieurs sources de température) est également à vérifier de manière régulière. De plus, le prix d’achat s’élève à 3 500 euros, mais sachez que vous pouvez, là encore, bénéficier d’aides.

 

Les sous-genres


En plus de ces modèles principaux, d’autres technologies ont vu le jour et sont aujourd’hui commercialisées dans diverses marques telles que Dietrich, Atlantic ou Thermor. Nous vous en proposons ci-dessous une liste non exhaustive :

 

Chaudière à condensation avec boiler intégré


Ce système est très intéressant puisqu’il chauffe l’eau à la fois pour vos sanitaires et pour votre chauffage central. De plus, cette chaudière ne prend pas beaucoup de place et est par ailleurs très facile à installer.

En revanche, pour un bon fonctionnement, l’eau doit être chauffée en permanence, ce qui implique d’importantes déperditions énergétiques, surtout si le réservoir est de grande capacité. À privilégier donc pour les petites habitations et les familles de petite taille.
 

Boiler échangeur


Ce modèle a pour principe de maintenir une quantité d’eau prédéterminée à la température souhaitée. Il fonctionne grâce à une résistance en forme de spirale et plusieurs types et volumes de réservoirs. L’eau chaude est disponible en grand débit, ce qui permet un remplissage rapide du lavabo ou de la baignoire.

Toutefois, la température élevée de l’échangeur peut conduire à la formation de tartre. Par ailleurs, la consommation électrique est importante pour conserver la chaleur de l’eau.
 

Petit chauffe-eau pour votre cuisine


Il existe également des modèles de petite capacité (5 à 10 litres selon les besoins) que vous pouvez placer près de l’évier de votre cuisine pour produire de l’eau chaude très rapidement tout en consommant très peu d’énergie. En fonction du modèle, il s’installera sous l’évier (nom du modèle se terminant par « u ») ou au-dessus (nom se terminant par « o »). Fonctionnant également à l’électricité, il n’est pas lié à une pompe à chaleur ni à une chaudière mais pourra vous faciliter quotidiennement la vie, à un prix très raisonnable (autour de 150€).

S’il a de précieux atouts, ce petit modèle offre un débit assez faible et ne chauffe pas toujours suffisamment pour une tâche comme la vaisselle (qui nécessite, on le rappelle, une eau à 45°C). De plus, les câbles électriques de l’installation sont fortement chauffés lors de chaque utilisation, ce qui les fragilise rapidement.

 

Que faire en cas d’installation au gaz non conforme ? Quand appeler un chauffagiste ?


Tout dépend de la situation et du niveau de non conformité :

Dans le cas d’un DGI (Danger Grave Immédiat), l’arrivée de gaz doit être coupée le plus vite possible. S’il y a un risque de fuite de gaz, le gestionnaire du réseau de distribution doit également être prévenu sur-le-champ. De même, si l’arrivée d’air ou l’évacuation des gaz de combustion est concernée par ce problème, il y a un risque d’intoxication au CO2 et les secours doivent être rapidement appelés (pompiers et police).

Une non-conformité de type 2 ne représente pas un danger imminent mais nécessite malgré tout une réparation rapide.

Enfin, une non-conformité de type 1 consiste en un problème qui peut être pris en charge lors d’une intervention ultérieure. Il suffit dans ce cas de la signaler oralement au chauffagiste responsable.